En faisant entrer Davies, Kompany a avant tout misé sur la vitesse. D’une certaine manière, l’entraîneur s’est ainsi aligné sur l’adversaire, au lieu de s’en tenir résolument à sa propre stratégie. Kompany s’est exposé à la critique et a pris le risque, en cas d’échec de son plan, de se voir attribuer – comme Guardiola en son temps – le jugement sans doute le plus désagréable pour un entraîneur : « mauvais coach » !
Peu avant la mi-temps, l’arrière gauche provoquait d’ailleurs, par une main discutable, le penalty transformé par Ousmane Dembélé, offrant à Paris le avantage 3-2. Hormis cette erreur, le Canadien a livré une prestation solide, et l’écho des critiques à la Guardiola s’est rapidement estompé au Parc des Princes. Si ce choix n’a pas tourné à l’opération de génie, il serait injuste de parler de « mauvais coaching ».
Le Canadien s’est montré attentif et a mieux contenu son couloir gauche face à Désiré Doué que ne l’a fait Stanisic, sans doute le maillon faible bavarois, sur son côté droit contre Khvicha Kvaratskhelia, auteur d’un doublé. C’est d’ailleurs de sa tête, dans sa propre surface, qu’il a lancé la contre-attaque conclue par le penalty transformé par Müller, offrant l’ouverture du score au Bayern.