le **02/05/2026** à **14h36**
Pour Arteta, la Premier League fatigue les clubs anglais.
Impressionné par le niveau de jeu affiché lors du match PSG-Bayern Munich (5-4), Mikel Arteta a expliqué pourquoi Arsenal n'avait pas pu proposer un tel spectacle face à l'Atletico Madrid (1-1). Entre fatigue, calendrier surchargé et blessures, l'entraîneur des Gunners avance plusieurs circonstances atténuantes.
Il y a parfois des matchs qui mettent tout le monde d'accord. Mardi soir, le spectaculaire PSG-Bayern Munich (5-4) a dépassé le simple statut de demi-finale aller de Ligue des Champions pour devenir une référence immédiate. Intensité folle, transitions à haute vitesse, talents offensifs déchaînés : rarement le football européen aura atteint un tel sommet technique et athlétique.
Après le match nul bien plus fermé entre l'Atletico Madrid et Arsenal (1-1), qui se jouait le lendemain, la comparaison était inévitable. Pourquoi les Gunners n'ont-ils pas offert un spectacle similaire ? Présent en conférence de presse ce samedi, Mikel Arteta a répondu sans détour.
L'entraîneur espagnol n'a d'abord pas caché son admiration. «Quand je repense à ce match, Bayern-PSG, c'est sans doute le meilleur match auquel je n'ai jamais assisté, tant par la qualité des deux équipes que par la qualité individuelle des joueurs. Je n'ai jamais rien vu de tel. Mais quand je vois le temps de jeu et la fraîcheur de ces joueurs, je ne suis pas surpris» , a-t-il confié.
Une Premier League énergivore
Pour Arteta, le spectacle proposé mardi est aussi le fruit d'une meilleure condition physique. L'ancien milieu du PSG estime que la différence entre la Premier League et les autres grands championnats européens pèse lourd dans la balance. «Pour atteindre un tel niveau de qualité, il faut être en pleine forme, et la différence entre les championnats et leur façon de rivaliser est énorme» , a insisté le coach d'Arsenal, toujours à la lutte avec Manchester City pour le titre. De leur côté, le Bayern est déjà champion et Paris a 6 points d'avance sur Lens.
Le onze titulaire aligné par Arsenal à Madrid cumule 32 508 minutes cette saison, soit davantage que l'Atletico (31 701 minutes), le Bayern (31 522 minutes) et le PSG (29 968 minutes). David Raya (4 140 minutes), Martin Zubimendi (4 096 minutes), Declan Rice (4 001 minutes) et William Saliba (3 774 minutes) figurent parmi les joueurs les plus sollicités des quatre demi-finalistes. Seul le Parisien Warren Zaïre-Emery (3 990 minutes) se hissent dans le top 5.
Arsenal diminué par les blessures
A cela s'ajoute un contexte médical défavorable, comme le souligne aussi Arteta. Arsenal était privé de Kai Havertz, a perdu Martin Ødegaard sur blessure en cours de match et a récupéré un Bukayo Saka diminué, après plusieurs semaines d'absence. Pendant ce temps, le PSG et le Bayern ont pu s'appuyer sur des armes offensives au sommet. «On compare deux mondes différents. On ne peut pas comparer un aspect sans tenir compte du contexte, ce serait injuste» , affirme l'Espagnol.
L'argument est recevable : pour jouer comme les Parisiens et les Munichois mardi, il faut arriver frais et avec ses meilleurs joueurs au rendez-vous. Mais réduire l'écart de spectacle à la seule fraîcheur physique et aux blessures serait incomplet. Mardi, le PSG et le Bayern ont aussi affiché une ambition offensive totale, fidèle aux principes de Luis Enrique et Vincent Kompany. Et cela change forcément la nature d'un match.
Que pensez-vous des arguments d'Arteta ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …
Par **Romain Rigaux**, le **02/05/2026** à **14h36**