Pour ses grands débuts avec le PSG au Parc des Princes, Pierre Mouguengue s'est raté et a offert le ballon de l'égalisation à Lorient. Mais Luis Enrique n'en veut pas au jeune joueur, alors que sur les réseaux sociaux, le joueur parisien est la cible d'insultes racistes.
Pierre Mouguengue rêvait probablement mieux pour ses premières minutes en Ligue 1 avec le Paris Saint-Germain ce samedi au Parc des Princes. Car c'est sur une perte de balle que le jeune attaquant a permis aux Merlus de récupérer le ballon et de filer vers le deuxième but, synonyme d'égalisation pour Lorient. Cependant, loin de vouloir accabler le joueur de 18 ans, Luis Enrique a confié qu'il n'avait pas du tout évoqué ce sujet avec lui, estimant qu'il était inutile de réagir à chaud sans avoir fait une analyse plus complète des performances individuelles de ses joueurs. Autrement dit, Pierre Mouguengue est assez grand pour comprendre qu'il a commis une bourde sur cette action, mais que cela s'inscrivait dans un match pas si simple que cela à gérer pour le PSG.
Luis Enrique n'a pas déglingué Pierre Mouguengue
« Je ne parle jamais après un match aux joueurs. Un entraîneur, dans ce moment, est toujours conditionné par le résultat et l'émotion, alors il ne faut rien dire. J'ai peut-être parlé une fois ou deux en quinze ans, pour souligner un point positif, mais ce n'est jamais le moment. Quand le match est fini, on ne peut rien résoudre. J'ai appris il y a très longtemps qu'il ne faut rien dire après un match, tout le monde est fatigué, et je cherche à contrôler mes émotions, a confié Luis Enrique, qui reconnait que son joueur devait être forcément impressionné. Ce n'est pas facile, la première fois au Parc. C'est une ambiance très positive mais pas facile à gérer. » Mais si le coach parisien était tolérant, le pire arrivait de X et Instagram.
Car ce que ne savait pas encore l'entraîneur du PSG, c'est que dans le même temps quelques internautes lançaient, sur les réseaux sociaux, des insultes racistes à l'encontre de Pierre Mounguengue. Une attitude lamentable et condamnable, mais qui n'est même plus surprenante, une semaine seulement après la campagne de la LFP contre toutes les formes de discriminations.