Les joueurs munichois espèrent néanmoins lancer une série miraculeuse de matchs sans encaisser de but, comme à l’époque, tout en excluant catégoriquement tout changement de système. Une position compréhensible, puisque ce style de jeu a permis au FC Bayern d’atteindre la situation très confortable dans laquelle il se trouve actuellement : champion, finaliste de la Coupe, chances réalistes d’atteindre la finale de la Ligue des champions pour la première fois depuis 2020, et multiples records de buts. Néanmoins, face à des adversaires disposant d’une force offensive individuelle exceptionnelle, comme le Barça ou le PSG, le moindre relâchement peut se payer cash avec ce style de jeu.
Après la démonstration à Paris, Max Eberl a d’ailleurs proposé une autre voie : plutôt que de viser un clean sheet, il réclame encore plus de buts marqués au retour. Plus réaliste, selon lui, qu’une série sans encaisser, à la manière du Barça d’antan. Rappelant l’automne 2024, il a réitéré samedi son plaidoyer pour un football offensif, à Munich comme à Paris.
« On ne veut pas changer l’ADN de base », a déclaré Eberl. « Le match contre Paris mardi était incroyablement génial, si je peux m’exprimer ainsi. C’est ce qui fait le football : l’attaque. On dit souvent : « Oui, mais la défense. » On pourrait aussi avoir d’autres matchs où la défense domine. Ça se termine alors 1-0 sur un but sur corner. Que veut-on de plus ? On a choisi comme ADN de jouer un football actif. »