Le Barça a eu du mal à contrôler le milieu de terrain, les joueurs du Paris trouvant constamment des solutions de passe, tandis que Pedri semblait porter à lui seul la charge de relier les lignes.
Le problème ne résidait pas seulement dans la supériorité numérique, mais dans les mouvements du trio parisien, Vitinha, João Neves et Fabián Ruiz, qui offraient au porteur du ballon des solutions pour échapper au pressing.
Lorsque le Paris parvient à déjouer le pressing, la défense du Barça se retrouve contrainte de reculer et de protéger les espaces, au lieu de récupérer le ballon dans des zones avancées. C'est là qu'apparaît la différence entre la possession chiffrée et le contrôle réel : avoir le ballon ne signifie pas imposer le rythme si l'équipe est incapable d'empêcher son adversaire d'atteindre facilement le dernier tiers.
Selon les statistiques du site Flashscore, et malgré la supériorité du Barça en matière de possession, avec 53 % contre 47 % pour le Paris, ainsi qu'en précision de passes, les chiffres révèlent une domination parisienne plus nette sur le plan du jeu offensif. Le Paris a tiré 22 fois contre 18 pour le Barça, dont 15 tirs cadrés contre 5 seulement, et a réalisé des buts attendus (xG) de 3,73 contre 2,19, avec 6 grosses occasions contre 5, ce qui confirme que le trio du milieu parisien (Vitinha, Neves et Ruiz) a su transformer une possession relativement moindre en une menace réelle et permanente.