Berlin est favorable à une exception pour les e-carburants — une alternative synthétique à l’essence, mais elle est beaucoup plus chère que les combustibles fossiles et n’est pas produite en grandes quantités.
L’Italie souhaite que la législation soit modifiée afin de faire une exception pour les biocarburants, malgré les inquiétudes concernant la déforestation, la perte de biodiversité et l’érosion des sols liées à leur production. La Pologne soutient également cette idée.
Sabler le champagne
Des responsables politiques français, dont le vice-président de la Commission, Stéphane Séjourné, ont fait un tour d’honneur à l’usine Renault mercredi dernier.
Ils se sont réjouis de l’annonce par la Commission d’une révision à la baisse des objectifs d’émissions de cette année. Les constructeurs s’étaient plaints de devoir payer des milliards d’euros d’amendes s’ils ne les remplissaient pas. Désormais, au lieu de se baser sur les ventes de cette année, la cible sera calculée sur une moyenne de trois ans, ce qui la rendra plus facile à atteindre pour les entreprises qui ont fait moins d’efforts pour verdir leurs flottes.
“J’ai été peut-être le premier qui a levé la main” à ce sujet, signale Luca de Meo, le directeur général de Renault, à POLITICO depuis l’usine de Douai, dans le nord de la France. En tant qu’ancien président de l’ACEA, le lobby automobile de l’UE, de Meo sollicitait de l’indulgence pour l’atteinte des objectifs en matière d’émissions.
Luca de Meo a également salué le soutien de la Commission en faveur de la neutralité technologique — ce qui signifie que les voitures électriques ne sont pas les seules à pouvoir atteindre les objectifs écologiques —, et a insisté sur le fait qu’il ne souhaitait pas la suppression de la mesure de 2035.