le **12/03/2025** à **09h30**
La joie des Parisiens après le tir au but de Désiré Doué.
Habitué aux énormes déceptions en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain a éliminé Liverpool (0-1, 1-4 tab), mardi, lors des 8es de finale. Une performance de choix pour le club de la capitale qui a montré un sang-froid comme jamais ces dernières années.
Le 11 mars est décidément un jour spécial pour le Paris Saint-Germain. En 2015, les hommes de Laurent Blanc ont réussi un authentique exploit en sortant Chelsea (2-2 ap), à dix contre onze, après une rencontre épique. En 2020, les protégés de Thomas Tuchel ont renversé le Borussia Dortmund (2-0), quelques jours avant le début de la pandémie du Covid-19.
En 2025, c'est Liverpool qui a subi la loi des poulains de Luis Enrique. Une qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions qui a une saveur particulière.
Une première sous QSI
Pourquoi ? Parce que le club de la capitale a trop souvent déçu dans cette compétition en prenant des claques parfois, trop souvent, incompréhensibles. La «_remontada_» du Camp Nou en 2017 a terriblement fait mal au PSG, qui a traîné comme un boulet cette claque pendant une longue période. Personne encore ne peut expliquer comment le champion de France en titre a pu se faire retourner par un Manchester United décimé en 2019, ou encore comment il a pu se faire avoir par le Real Madrid en 2022 avec un trou noir d'une demi-heure au Santiago Bernabéu.
Face à Liverpool, le PSG a chassé ses vieux démons. Le choc s'est certes décidé aux tirs au but, mais sur le contenu de la double confrontation, il n'y a quasiment pas eu photo. Il a fallu un Alisson Becker en feu, avec 16 arrêts sur les deux matchs, un record dans l'épreuve depuis Manuel Neuer en 2016-2017, pour arriver jusqu'à cette séance heureuse avec un Gianluigi Donnarumma enfin décisif. Quelques années plus tôt, personne ou presque n'aurait pu imaginer le pensionnaire du Parc des Princes capable de faire la bascule dans le money time.
Le PSG n'a plus peur
Contrairement à la qualification de 2015, le PSG a dû remonter un retard d'un but après une défaite à domicile lors de la première manche. Un scénario qui n'était jamais arrivé depuis plus d'une décennie, qui plus est contre l'équipe que beaucoup jugeaient objectivement comme la meilleure d'Europe depuis six mois. Un statut que les Blues n'avaient pas il y a dix ans. Le tout avec un groupe dépourvu de superstars qui ont pour la plupart été écrasées par la pression du résultat dans un «_projet jeune_» et qui a mis du temps à mûrir.
Les prises de position publiques après le match aller vont d'ailleurs dans ce sens. «On va faire un grand match là-bas. Cette fois on va marquer et on va passer, j'en suis sûr» , affirmait Vitinha au Parc des Princes. «On ne va pas se rendre» , expliquait Luis Enrique, certain de retourner la situation. Une confiance rarissime pour un club trop longtemps traumatisé. La route reste encore longue avant d'arriver au bout du rêve. Mais une performance pareille, face à un tel adversaire, ce n'est jamais anodin. A Paris de confirmer désormais.
Ce match à Anfield peut-il marquer un tournant pour le Paris Saint-Germain ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...
Par **Youcef Touaitia**, le **12/03/2025** à **09h30**