le **12/03/2025** à **18h00**
Liverpool est tombé de haut à Anfield.
Annoncé comme le favori au sacre, Liverpool a été éliminé par le Paris Saint-Germain (1-0, 0-1 1-4 tab), dès les 8es de finale de la Ligue des Champions. Si la lecture du score donne l'impression que la pièce est tombée du mauvais côté, les Reds ont été assez nettement dominés dans le contenu sur la double confrontation.
Mohamed Salah se voyait déjà à Paris avec le Ballon d'Or dans les mains. Malheureusement pour l'ailier égyptien, ce rêve ne se réalisera probablement jamais. Aucune compétition internationale, un scrutin calqué sur la saison et non sur l'année civile, le Pharaon avait une opportunité unique d'aller chercher la plus prestigieuse des récompenses individuelles. Ses 32 buts et 22 passes décisives compilées depuis le début de la saison ne devraient finalement pas suffire pour succéder à Rodri.
Un score finalement flatteur pour Liverpool
La faute à qui ? Au Paris Saint-Germain. La star de Liverpool pourra ruminer longtemps et en vouloir à Darwin Nuñez et Curtis Jones, qui ont échoué face à Gianluigi Donnarumma lors de la séance des tirs au but. Une lecture plus juste de cette double confrontation mènera probablement le numéro 11 des Reds et Arne Slot à une conclusion nette et sans bavure : le champion de France était au-dessus et bien au-dessus. «Je pense que c'est le meilleur match de football dans lequel j'ai été impliqué» , a d'ailleurs concédé l'entraîneur néerlandais, conscient d'avoir participé à une bataille éprouvante durant laquelle son équipe a pris énormément de coups.
L'ancien coach de Feyenoord a vu «un match parfait» à Anfield, et s'attendait même ce que ses joueurs «marquent à chaque instant» . Une pensée que beaucoup ne partageront pas. Mais alors, que dire du PSG ? Sans les 16 arrêts d'Alisson Becker, une première dans une double confrontation en Ligue des Champions depuis Manuel Neuer en 2016-2017, Liverpool aurait pu couler en prenant l'eau de tous les côtés dans le jeu au Parc des Princes malgré une victoire tirée par les cheveux sur son seul tir cadré. Un tableau d'affichage qui donne l'impression que la pièce aurait pu tomber d'un côté comme de l'autre alors que le contenu proposé par l'adversaire a été bien plus consistant.
Liverpool se pensait intouchable avant Paris
Une statistique vient d'ailleurs confirmer le gouffre abyssal qui a séparé les deux formations sur ce duel. Les trois milieux titulaires de Liverpool, à savoir Ryan Gravenberch, Alexis Mac Allister et Dominik Szoboszlai, ainsi que Trent Alexander-Arnold, connu pour participer activement aux offensives rouges, ont réussi 209 passes sur les deux rencontres. A eux quatre, ils ne font pas mieux que le seul Vitinha, qui a trouvé un partenaire à 212 reprises. Un chiffre hallucinant qui témoigne de la maîtrise parisienne face à un manque d'emprise de l'entrejeu des Reds, pourtant impressionnant depuis le début de la saison mais totalement inopérant face à des joueurs insouciants.
Le rêve d'un premier triplé depuis 1984 avec Joe Fagan attendra pour Slot, qui a certainement beaucoup appris de cette confrontation avec Luis Enrique. Si le sacre en Premier League ne fait aucun doute tant Liverpool se balade et qu'un premier titre dès dimanche contre Newcastle à l'occasion de la finale de la Carabao Cup est possible, cette élimination laissera un goût très amer. Car avant de croiser la route du PSG, les Anglais, premiers de la phase de ligue, se pensaient intouchables. Certains, comme Trent Alexander-Arnold, Virgil van Dijk et Mohamed Salah, tous en fin de contrat, s'imaginaient probablement finir en beauté avec une deuxième Ligue des Champions dans la besace. Il n'en sera finalement rien.
Qu'avez-vous pensé de la performance globale de Liverpool sur cette double confrontation face au Paris Saint-Germain ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...
Par **Youcef Touaitia**, le **12/03/2025** à **18h00**