Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités
Le Complément d'enquête diffusé par France 2 jeudi soir et consacré à Nasser Al-Khelaïfi continue de faire parler. Jérôme Rothen a notamment commenté cette émission et regrette de ne pas y apprendre grand chose de nouveau. L'ancien joueur du PSG revient notamment sur le fait que le dirigeant n'aime pas qu'on lui dise «non», mais rappelle que c'est déjà arrivé avec Adrien Rabiot et Kylian Mbappé. Et que cela se reproduira.
Jeudi, France 2 diffusait son Complément d'enquête consacré à Nasser Al-Khelaïfi. Un épisode qui n'a pas vraiment convaincu Jérôme Rothen, qui n'a rien appris de nouveau concernant le président du PSG. Ce dernier a d'ailleurs notamment noté un passage sur la façon dont Al-Khelaïfi gère les refus, assurant que les cas Rabiot et Mbappé se reproduiront.
Rothen pas convaincu par Complément d'enquête
« J’attendais avec impatience le documentaire. Par rapport à tout ce qu’on savait avant, on n'apprend rien en fait et il y a beaucoup de spéculations, c’est ça qui me dérange. C’est toujours pareil, entre la spéculation, ce qu’il se passe réellement. J’ai vu une facture passer sur la fameuse armée numérique. Je ne dis pas que c’était bien par rapport à Rabiot ou même à Mbappé. Le supporter de la finale de la Coupe de France, en fait on a l’impression qu’on le fait passer comme une victime ce mec-là. Alors que tout ce qu’il s’est passé, c’est très grave dans un stade de football. Quelqu’un qui t’insulte comme ça après une défaite, la petite claque qu’a mis Neymar, ça aurait pu être pire. Ca n’excuse pas du tout. Pour moi, il n’y a rien de plus. Armée numérique, c’est un grand mot », s'indigne l'ancien joueur du PSG au micro de Rothen s'enflamme sur RMC, avant de poursuivre.
«Il y a eu le cas Rabiot, Mbappé, il y en aura certainement après»
« Quand tu nous sors une seule facture. C’est Ribes qui est cité là-dessus. C’était un Complément d’enquête sur Nasser Al-Khelaïfi on est d’accord ? Pas sur Jean-Martial Ribes. On en apprend un peu plus sur la personnalité de Nasser. Il a du mal avec le “non”. Parce que peut-être qu’au Qatar il est habitué, vu le statut, les moyens qu’il a, à ce que les gens disent “oui” à tout. En Europe, et dans le football d’autant plus, il peut y avoir un “non” de temps en temps. La preuve c’est qu’il y a eu le cas Rabiot, Mbappé, il y en aura certainement après. On le voit aussi dans le dossier du stade, il est catégorique et il ne revient pas en arrière. Madame Rabiot parle de “guerre” et ce sont ses propos. Libre à elle, si ce sont les propos qu’a employés le président du Paris Saint-Germain. En effet, ça s’est très mal passé à la fin avec le cas Rabiot et pourtant, je ne dis pas que c’est bien. Je dis juste que tu as le droit de faire des erreurs, que le “non”, en effet, il faut savoir le combattre différemment. Pas avec des méthodes plus fortes où tu fais preuve de rancune aussi. Mais c’est la seule chose sur la personnalité de Nasser Al-Khelaïfi qui ressort. A côté de ça, c’est creux. Et c’est neuf mois d’enquête pour ça ? », s'interroge Jérôme Rothen.