Hakimi nie les faits. Il reconnaît uniquement des étreintes et des baisers consentis, mais rejette tout acte de pénétration. Son avocate, Me Fanny Colin, critique la constitution du dossier : « Un procès est ordonné en présence d'une accusation qui repose sur la seule parole d'une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations… » Elle évoque le refus de la plaignante de se soumettre à des examens médicaux, de fournir son téléphone ou d’identifier un témoin clé.
Le procureur de la République de Nanterre s’appuie toutefois sur des éléments précis : « La scène décrite par la jeune femme était conforme dans son déroulé et sa durée avec les messages adressés par la victime à son amie ». Ces messages, contestés par la défense, seraient selon le parquet des preuves du non-consentement, montrant un refus « physiquement et verbalement » d’avoir des relations sexuelles.