Les supporters du PSG, dont les ultras forment un noyau dur et passionné, considèrent avant tout ce commentateur comme un ancien joueur de Marseille. Avant de s’illustrer en Premier League, il a disputé 166 matchs sous le maillot du club phocéen. Cette rivalité ancestrale a donné lieu à une hostilité constante à Munich, où les ultras l’ont insulté pendant la retransmission en direct. Le contraste est flagrant : tandis que l’ancien ailier parisien David Ginola est accueilli par des applaudissements chaleureux, son collègue subit des quolibets incessants. Le harcèlement verbal se prolonge bien après le coup de sifflet final et l’oblige à quitter les lieux.
Nasri a confirmé ces faits àL’Équipe, déclarant : « Oui, c’est vrai. Mais en tant qu’ancien joueur de Marseille, c’est normal d’être insulté par les supporters parisiens… Même si je pense qu’ils avaient mieux à faire, comme fêter leur qualification pour la finale (sourit). »
Il a ajouté : « Ce qui m’a dérangé, c’est qu’ils aient insulté ma mère… Mais ce n’est pas pour ça que je ne serai pas à Budapest pour la finale.
« Ce n’est pas la première fois que je me fais insulter dans un stade, et ce ne sera certainement pas la dernière. Si cela devait m’atteindre au point de m’empêcher de faire mon travail à la télé ou d’aller voir des matchs, j’arrêterais tout simplement », a-t-il tranché. « PSG-Arsenal, mieux vaut avoir Robert Pires, fan inconditionnel des Gunners, et David Ginola, supporter déclaré du PSG, qu’une personne neutre comme moi en plateau. Arsenal est aussi mon ancien club, mais je n’entretiens pas de lien particulier avec ses supporters. »