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30 juil. 2026 06:55-04:00
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Selon certaines informations, le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaifi, a rejeté les appels de l’UEFA à se porter candidat à la présidence de la FIFA. Malgré des frictions croissantes entre l’instance dirigeante du football européen et Gianni Infantino autour d’un projet controversé de Coupe du monde, Al-Khelaifi n’envisage pas de briguer le poste le plus élevé du football mondial.
L’UEFA cherche un adversaire à Infantino
Les tensions au plus haut niveau du football mondial se sont intensifiées à la suite d’une proposition controversée visant à créer puis à vendre une entité commerciale de la FIFA. En réponse, l’UEFA a activement recherché un candidat de poids pour défier Infantino lors de la prochaine élection présidentielle de mars 2027.
Des informations dePolitico ont confirmé que des dirigeants continentaux voyaient Al-Khelaifi comme une possible force unificatrice face aux dernières manœuvres financières d’Infantino. La tension provient du projet de la FIFA de céder des parts de ses droits commerciaux, une initiative que certains critiques ont décrite comme le fait de « vendre la Coupe du monde ».
Nasser Al-khelaifi 2023Getty
Al-Khelaifi fixe sa position pour l’avenir
Malgré l’important lobbying des associations européennes de football, le président du PSG n’a aucune intention d’entrer dans la course. Une source proche du dirigeant qatari a précisé sa position, déclarant àRMC Sport : « Nasser n’a absolument aucune ambition, aucune intention, ni aucun intérêt pour ce rôle à la FIFA. Il continuera à soutenir discrètement toutes les institutions du football mondial et européen. »
L’European Football Clubs (EFC), dont Al-Khelaifi est l’actuel président, s’est montré un opposant déclaré au projet de vente des participations commerciales de la FIFA. Compte tenu de la forte résistance de l’EFC à ce plan, les responsables du continent voyaient en sa figure de proue un candidat naturel pour porter cet élan dans la course à la présidence. Son profil en aurait fait un candidat redoutable, compte tenu de son contrôle sur le PSG et de son rôle influent au sein de BeIN Media Group. Cependant, ses proches ont balayé les rumeurs en les qualifiant de « battage médiatique », assurant que ses priorités se situent ailleurs.
Le tenant du titre reste le grand favori
La décision de refuser cette candidature met en lumière l’immense difficulté de déloger Infantino, qui a passé la dernière décennie à consolider son pouvoir. En tant que principal artisan des hausses de revenus enregistrées par la FIFA, Infantino bénéficie d’un large soutien des associations membres en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, selon RMC Sport. Ces régions ont largement profité de la redistribution des richesses sous sa direction, ce qui rend tout putsch mené par l’Europe mathématiquement difficile.
En outre, une campagne électorale aurait probablement entraîné un examen minutieux et la réouverture de plusieurs dossiers controversés du passé. Infantino a montré une capacité remarquable à traverser les tempêtes politiques, et ses soutiens estiment que sa réussite économique lui confère un mandat difficile à contester.
Ceferin infantino(C)Getty Images
La quête de l’UEFA pour trouver un challenger se poursuit
Le différend en cours entre l’UEFA et la FIFA est loin d’être terminé, mais le processus politique se poursuivra sans Al-Khelaifi sur le bulletin de vote. Alors que l’instance dirigeante du football européen maintient sa ferme opposition au plan commercial de la Coupe du monde d’Infantino, elle doit désormais se tourner vers un autre candidat prêt à défier le président sortant.